Archive pour la catégorie ‘Catastrophes’
Huile de palme : Greenpeace balance !
Suite à la diffusion de cette vidéo par Greenpeace, Nestlé a rompu ses contrats avec l’exportateur indonésien n°1 d’huile de palme. Mais de nombreuses autres multinationales utilisent encore cette huile, responsable d’une déforestation intensive, dans leurs produits.
L’huile de palme, c’est l’équivalent d’un terrain de football de forêts primaires qui disparaît toutes les 15 secondes… 1 terrain de foot toutes les 15 secondes !!
Consommateurs, boycottez l’huile de palme ! Prenez le temps de vérifier la présence d’huile de palme sur chaque produit (alimentation, cosmétiques, …) que vous achetez ! Pour les espèces animales en danger, pour les forêts primaires, pour la planète, pour vos enfants…
Appel aux dons pour Haïti

Objectif Planète s’associe à la Croix-Rouge Française pour aider les rescapés du séisme en Haïti. Près de 110 000 morts pour une population qui n’a pas de quoi survivre. Envoyez vos dons sur http://don.croix-rouge.fr/don.php?elk_daf_code=HT012
#Tour du Monde n°2 : Tourisme climatique
Pour ce 2e Tour du Monde, je vous emmène dans l’Arctique, à travers cet extrait d’un récent reportage diffusé par France 2 dans son émission Envoyé Spécial. Depuis quelques années, des escapades touristiques sont organisées dans ces zones où le changement climatique fait déjà des ravages.
Cette vidéo traite de deux aspects très contradictoires, voire immoraux. D’un côté ce tourisme climatique permet aux voyageurs de prendre conscience de la catastrophe écologique que subit cette région du monde. D’un autre côté, cet extrait montre qu’à bord de bateaux immenses, dans lesquels on mange à sa faim, propulsés au fioul ou parfois au nucléaire et navigant dans ces zones sauvages déjà dévastées par les activités humaines planétaires, les Hommes n’ont pas conscience de leur impact écologique…
Le Tourisme climatique, un grand mal pour un petit bien ?
#Tour du Monde n°1 : les Mercenaires de l’Or
Premier Tour du Monde d’Objectif Planète ! Au travers de cette rubrique, découvrez le monde en vidéo à travers des initiatives, des scandales, mais aussi des réjouissances telles que des coins de paradis, des animaux, des associations…
Découvrez le monde tel qu’il est, autrement que de la façon dont on vous le décrit !
Pour ce premier numéro, nous allons nous pencher sur une activité destructrice pour l’environnement qui prend de l’ampleur en Guyane : l’orpaillage clandestin. Mercure, pauvreté, et clandestinité se sont donnés rendez-vous dans ce coin de paradis français.
Cyclones : un début de saison 2008 dévastateur
Qui n’a pas entendu parler, ces derniers jours, des désastres que causent les cyclones depuis 2 semaines dans les Caraïbes ? Cette saison cyclonique, qui n’est malheureusement pas terminée, a déjà fait de nombreuses victimes humaines et d’énormes dégâts matériels, dans des pays déjà dévastés par la pauvreté, comme en Haïti par exemple.
25 août : Gustav approche
A cette date, Gustav n’était encore qu’une dépression tropicale, mais ses vents mettent progressivement en rotation sa masse nuageuse. Il devient cyclone le lendemain, avec des vents dépassant alors les 150 km/h. Gustav frappera consécutivement Haïti, puis la République Dominicaine, la Jamaïque et enfin la Louisiane (Etats-Unis). Il fera respectivement 77, 8, 11, et 15 morts, soit un bilan de 111 morts, dûs à ses vents de plus de 230 km/h par endroits et à ses pluies torrentielles, créant de graves inondations et des glissements de terrains. Le cyclone a causé de nombreux dégâts matériels, notamment en Haïti et à Cuba, ce sont ainsi plus d’un million de personnes qui ont été déplacées, des centaines de milliers de logements qui ont été détruits, ainsi que des écoles, des hôpitaux, des lignes électriques, des récoltes entières…
1er septembre : Hanna suit Gustav
Une semaine après Gustav, c’est au tour d’Hanna de frapper les Grandes Antilles. moins puissant que son prédécesseur, Hanna a quand même fait plus de 20 victimes, principalement en Haïti. Ce petit pays, l’un des plus pauvres de la planète, se trouve dans une situation économique et financière catastrophique. Hanna est actuellement située sur New York, rétrogradé au stade de dépression tropicale. Mais la tempête n’a pas encore dit son dernier mot, puisqu’elle devrait s’échapper par l’Atlantique en direction de l’Europe, en repassant au grade de cyclone de 1ère catégorie. Sa destination précise n’est pas encore connue, les prévisions informatiques étant encore trop floues. La zone de probabilité européenne se situe du sud de l’Islande au sud du Portugal, mais le futur-cyclone pourrait bien disparaître dans l’Atlantique avant même d’atteindre les côtes Européennes.
8/09 à 00h00 : La tempête tropicale Hanna vient d’être considérée comme résorbée par le National Hurricane Center. Elle ne représenterai donc plus une menace météorologique.
Ike menace à son tour
Les catastrophes s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Après la violence de Gustav, l’accalmie (relative) avec Hanna, voilà Ike, cyclone de niveau 3 (vents de 225 km/h). Il se trouve actuellement au Nord de la République Dominicaine. Il devrait traverser, d’après les prévisions, Haïti, puis Cuba sur toute sa longueur, avant de toucher plus durement la Floride, et de disparaître dans les terres américaines. Il promet d’être le plus dévastateur de la saison, si bien que les prévisionnistes américains le voient déjà comme un ouragan majeur des Caraïbes. Les populations se préparent néanmoins à son passage, des centaines de milliers de personnes étant toujours déplacées pour éviter au maximum les pertes humaines.
8/09 à 00h00 : Ike est actuellement cyclone de niveau 3 et se situerai à 65 kilomètres au nord des terres cubaines. Progressant plein ouest, il devrait toucher Cuba demain vers 5h du matin (heure locale, soit 9h du matin heure française). Il devrait passer en plein sur La Havane avec des vents de plus de 120 km/h.
8/09 à 20h00 : Ike a fait, comme prévu, de nombreux dégâts. Matériels d’abord, aux Bahamas et en Haïti, où il a aussi fait des victimes, humaines cette fois, 61 personnes ont péri. L’ouragan est maintenant en train de quitter Cuba, sa trajectoire ayant conservé un cap vers l’ouest, alors qu’on lui prévoyait une direction nord-ouest. A son passage sur l’île, Ike a perdu de sa vigueur et a été rétrogradé en catégorie 2. Avec des vents actuels de plus de 160 km/h, Ike reste tout de même un ouragan dévastateur, et promet de faire de nouveaux dégâts sur son chemin.
8/09 à 23h30 : Ike vient d’être rétrogradé en catégorie 1, mais ses vents de 130km/h restent une menace pour Cuba, dont il n’est distant que de quelques dizaines de kilomètres.
12/10 à 17h45 : Cet édition arrive tard, un mois après le passage du cyclone, en raison des problèmes qu’à rencontré le site. Le 13/09, Ike touchait le Texas, en catégorie 2, puis rétrogradé en 1, avec des vents de 160 à 205 km/h. Heureusement, aucun bilan humain n’est à signaler, mais l’ouragan a tout de même causé de très nombreux dégâts matériels.
Joséphine suivra
Les Caraïbes pourraient bien connaître l’arrivée d’un nouveau cyclone dans les prochains jours, qui serait le quatrième en 3 semaines. Il s’agit de l’actuelle dépression tropicale Joséphine, qui se situe dans l’Atlantique. Ses pressions se creusent, et les vents mettent en rotation sa masse nuageuse. La dépression devrait passer au statut de cyclone de niveau 1 dans les prochaines 24 heures. Sa trajectoire probable ainsi que sa dangerosité ne sont à l’heure qu’il est pas encore connues.
Nucléaire : nouvelle fuite… On nous cacherait quelque chose ?
Le 18 juillet, soit 10 jours après l’incident du Tricastin, une nouvelle fuite a été décelée sur une centrale AREVA, celle de Romans-sur-Isère (Drôme). Cette fois, il ne s’agit pas d’une opération de nettoyage, mais bien d’une canalisation souterraine qui fuirait depuis plusieurs années.
L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), dépêchée en urgence sur place, a constaté que les « quantités d’uranium [rejetées dans l'environnement] sont très faibles, de l’ordre de quelques centaines de grammes », et donc « qu’il n’y a pas du tout d’impact sur l’environnement ». Mais l’ASN a tout de même relevé quelques défaillances : la canalisation ne répondrait pas aux normes en terme de résistance aux chocs et aux pressions… Pas vraiment de quoi rassurer !
Malgré ces deux incidents à 10 jours d’intervalle, AREVA se veut rassurante : selon Anne Lauvergeon, présidente du groupe AREVA, « aucun de ces incidents n’a eu d’impact sur la santé des personnels et des riverains, ni sur leur environnement ». C’est ce que l’on appelle se moquer du monde ! Et pour faire preuve de sa (fausse) bonne foi, Madame AREVA a bu, devant la presse de la France entière, de l’eau d’un lac situé près du Tricastin. La présidente du groupe s’est aussi félicitée de la « transparence » sur ces deux incidents… alors qu’AREVA avait tout de même mis 8h30 à avertir les autorités sur l’accident du Tricastin, et plus de 20h pour les municipalités… C’est ça la transparence ?
Face à ces deux incidents, le gouvernement se veut rassurant. Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Environnement, déclare vouloir « remettre à plat l’ensemble du système de procédures, évaluer l’ensemble des nappes phréatiques sous les installations nucléaires, faire le point sur les déchets nucléaires anciens ». Bien entendu, les résultats de ces évaluations seront plus que positifs, et la folie du nucléaire repartira de plus belle…
Mais ces deux incidents, révélés au grand jour à 10 jours d’intervalle, nous rapellent presque une tristement célèbre catastrophe nucléaire du nom de Tchernobyl… Même si nous n’en sommes pas encore là (et heureusement !), il nous faut nous rappeler les moments où les autorités tentaient de cacher les dysfonctionnements qui allaient conduire à l’explosion de la centrale… Comment s’y prenaient-ils ? En annonçant divers petits incidents sur divers sites à quelques jours d’intervalle… Prudence donc, car un accident nucléaire est si vite arrivé, et nous savons bien que nous pouvons compter sur nos amis les politiques en matière de transparence…
Le nucléaire n’est pas une solution !
Tricastin : l’enfer radioactif
Cela fait près de deux semaines qu’il ne se passe pas une journée où l’on ne parle pas de Tricastin dans les médias. Tricastin, cette centrale nucléaire AREVA à cheval sur les départements de la Drôme (26) et du Vaucluse (84) connait en effet quelques déboire depuis une dizaine de jours.
En effet, dans la nuit du 7 au 8 juillet 2008, une opération de nettoyage d’une cuve de rétention s’est mal déroulée. Une cuve a débordé, et ce débordement n’a malheureusement pas pu être contrôlé. Résultat : ce sont 75 kg de produits à haute teneur en uranium qui se sont répandus dans la nature. Une véritable catastrophe écologique. Conscient du danger de l’incident qui venait de se produire, le directeur de la centrale AREVA n’a pourtant déclenché le processus d’alerte que très tardivement, puisque l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) n’a été prévenue de l’incident que 8h30 après les faits, et les communes avoisinantes plus de 12h après !
A ce moment là, deux failles ont déjà été mises au grand jour : la sécurité dans les centrales nucléaires, et la lenteur des processus d’alerte lors d’incidents nucléaires.
Mais l’épisode ne s’arrête pas là. 3 jours après l’incident, le 11 juillet 2008, l’ASN demande enfin l’arrêt de la station de traitement de la centrale et de prendre des « mesures immédiates de mise en sécurité ». Immédiates ? 72 heures après l’incident ! De plus, AREVA a effectué des mesures de radioactivité et de concentration des sols et des eaux en uranium autour du site de Tricastin. Verdict sans surprise : aucun danger pour la population, les teneurs en uranium relevées étant en dessous des normes européennes. FAUX ! La Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) a elle aussi mené des mesures avec des organisation écologistes (Sortir du Nucléaire, …), et a trouvé des contaminations importantes des rivières et des cours d’eaux situés en aval de la centrale (12 grammes d’uranium par litre d’eau, soit plus de 6000 fois les limites règlementaires !).
Par mesure de sécurité, le Préfet du Vaucluse a interdit la consommation d’eau potable provenant des forages privés des particuliers. Mais l’IRSN, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, qui a fait des études sur une contamination possible de la nappe phréatique après l’incident, a indiqué que les valeurs de concentration d’uranium relevées ne peuvent pas provenir des 75kg rejetés lors de l’incident du Tricastin.
Ces concentrations proviennent en grande partie d’un site de stockage de déchets radioactifs militaires, situé non loin de la centrale. Ces déchets proviennent d’une ancienne usine militaire d’enrichissement d’uranium, qui a fonctionné de 1964 à 1996. Ils sont enfouis sous une simple butte de terre sur le site du Tricastin.
AREVA n’assume pas ses responsabilités, et se défend contre cette hypothèse : selon elle, une pollution de la nappe phréatique a bien été détectée en 1998, mais elle a été enrayée lors du nettoyage par pompage de la nappe.
Même si, d’après les études de l’IRSN, les impacts sur la population devraient être négligeables (ce qui ne veut pas dire inexistants), l’incident en lui-même est dangereux et impressionnant, mais il est loin d’être unique : l’usine de retraitement des déchets de La Hague (Manche) est par exemple autorisée à déverser dans la Manche, chaque jour, plus de 11 000 fois l’équivalent de la fuite du Tricastin…
Qui a dit que le Nucléaire est une énergie d’avenir, verte et durable ?
