Archive pour la catégorie ‘Nucléaire’

Le secret du « recyclage » d’EDF et Areva

Signez la pétition en ligne sur http://www.greenpeace.fr/stop-nucleaire/

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Pensée du jour…

Eolien vs Nucléaire

Des déchets nucléaires dans nos vêtements ?!

On connait déjà, grâce à un récent documentaire sur le nucléaire, l’utilisation (illégale, bien entendu !) des déchets radioactifs pour la construction de routes en France.

Pour se débarrasser des déchets nucléaires, l’État n’a pas trouvé mieux que de promulguer une loi légalisant l’usage de déchets faiblement radioactifs pour la fabrication d’objets de la vie courante : poussettes, vêtements, maisons, voitures…

Vous n’y croyez pas ? Regardez plutôt :



Alors, vous le trouvez comment mon nouveau T-shirt au coton bio et au thorium 232 ??
Image d'illustration

Transport nucléaire : record en haute mer !

nucleaire-bidonsTout le monde se pose des questions quant au transport des matières radioactives. Tout le monde, sauf ceux qui sont à la tête des pays du monde, bien trop occupés par la question financière que par la sécurité de ces matières.

Bien entendu, le premier pays à agir comme cela, c’est la France ! Pour preuve, cette information que relaie Greenpeace :  cette semaine (celle du 2 mars), un transport fluvial de matières radioactives quittera nos côtes en direction de celles du Japon. Jusque là, rien d’étonnant. Le soucis, c’est que ce transport pourrait figurer dans un livre des records, comme le plus gros transport de matière fissile (et le plus long en durée, plus de deux mois en mer) ! Ce sont en effet 1,8 tonnes de plutonium qui seront acheminées vers le Japon. Ce chiffre ne vous parle pas ? Et si je vous dis que cette quantité de plutonium serait suffisante pour fabriquer plus de 250 bombes nucléaires ? Tout de suite, ça parle plus…

Imaginons une seconde que ce bateau soit la cible d’une attaque terroriste, ou qu’il tombe aux mains de pirates comme cela se fait pour les pétroliers et les yacht de luxe, imaginez que pour une raison quelconque (mauvais temps, collision avec un autre navire, …) ce bateau vienne à sombrer ?

Une nouvelle fois, Greenpeace dénonce les dangers de ce type de transport, les dangers des matières transportées, et le secret qui entoure la filière du nucléaire en France : « Nous dénonçons ce transport très dangereux et le secret de Polichinelle qui l’entoure, déclare Yannick Rousselet, de Greenpeace France. Les discours du Président Sarkozy et les belles plaquettes en couleur d’EDF ou d’Areva font l’impasse sur le « coté obscur » du nucléaire et les transports internationaux de matières extrêmement dangereuses, comme le Mox ou le plutonium, générés par cette industrie et utilisables à des fins militaires. La construction de réacteurs EPR ne fera qu’augmenter la fréquence de tels transports et les risques de prolifération. ».

Mais une fois de plus, l’argent triomphera face à la protection de l’environnement, et de la santé humaine.

Le scandale de la France contaminée, 2e partie

nucleaireDans l’article précédent, je vous invitais à regarder un documentaire sur la gestion des déchets nucléaires en France.

Ce documentaire, plus axé sur la gestion des anciennes mines d’uranium que sur les déchets sortant des centrales en eux-même, je l’ai regardé. Avec un œil attentif.

Pour ceux qui ne l’ont pas vu, et qui tiendraient à le voir, sachez qu’une retransmission est prévue le mardi 17 février à 02h10 du matin. Pour ceux qui ne sont pas couche-tard et pour les impatients, vous pouvez le visionner dans son intégralité et gratuitement sur le site de France 3 à l’adresse suivante : http://programmes.france3.fr/pieces-a-conviction/51415247-fr.php .

Ce documentaire, donc, présente diverses régions de France contaminées par els restes des mines d’uranium. Environ 300 000 tonnes de déchets, principalement de l’uranium, seraient disséminés dans 25 départements de France.

Ce qui m’a scandalisé, c’est le fait que l’ex-Cogéma (actuelle AREVA) puisse porter atteinte d’une telle façon à la santé humaine, tout en étant protégée par les politiques, la justice, et les analyses des pseudos-laboratoires indépendants.

A plusieurs reprises, on nous montre l’utilisation des déchets : incorporation dans les routes, construction de bases de loisirs ou de quartiers pavillonnaires sur d’anciennes mines ou usines nucléaires, et tout cela sans prévenir personne… Cela n’étonnera pas les plus pessimistes d’entre nous, mais révoltera les optimistes. Je comprends beaucoup mieux pourquoi AREVA s’est opposée à la diffusion de ce documentaire (voir article précédent), et pourquoi Anne Lauvergeon (PDG d’AREVA) avait malencontreusement un agenda de ministre lorsque les journalistes ont voulu la rencontrer.

C’est donc le directeur de la communication, aussi porte-parole d’AREVA, qui les a rencontré. C’est l’un des pire moments du documentaire : l’art et la manière de nier l’évidence alors même qu’elle est présentée sous les yeux des téléspectateurs. Pour faire bref, et pour ressituer la scène, on y voit Élise Lucet interroger le porte-parole d’AREVA. Celui-ci dit, tout naturellement, que cette dissémination de déchets ne nécessite pas de précautions particulières, puisqu’ils sont inoffensifs. Élise Lucet passe alors à la vitesse superieure, en sortant un petit coffre plombé contenant un échantillon de sable radioactif prélevé sur le terrain. Elle approche un compteur Geiger (appareil servant à mesurer la radioactivité), et l’instrument s’affole. Le sable est très radioactif. Malgré cela, et pour nier l’évidence, le porte-parole saisit le sac dans la main en évoquant son innocuité pour la santé humaine. Et pour poursuivre dans la malhonnêteté, il demande qu’on lui apporte un granit, pierre radioactive naturellement. Sous prétexte que le granit soit naturellement radioactif, il surenchérit sur l’innocuité de la radioactivité. Il demande alors à Élise Lucet d’approcher son compteur, afin de lui montrer que le sable prélevé n’est pas radioactif. Manque de bol, le granit est 6 à 8 fois moins radioactif (pourtant plus massif) que le sable. A ce moment là, le porte-parole ne sait plus où se mettre…

Ce court passage, qui passe mieux en étant vu, mais que j’ai tenu à vous décrire, démontre bien l’effort considérable qui est fourni par AREVA pour masquer la vérité. Saviez-vous que des paysagistes sont embauchés par AREVA pour transformer les paysages dévastés des anciennes miens d’uranium en de jolis coins de paradis ? Saviez-vous que les laboratoires soit-disant indépendants qui avaient pour rôle de contrôler la radioactivité des sites de stockage des déchets étaient d’anciennes filiales de la Cogéma ? Saviez-vous que la police française du nucléaire, l’ASN (Autorité de Sûreté du Nucléaire), dénonce les mesures de la radioactivité effectuées par la CRIIRAD, sous prétexte qu’elles sont effectuées à même le sol, alors qu’AREVA les effectue à 1 mètre du sol (ce que préconise l’ASN, parce que « les gens ne vivent pas tout le temps couchés par terre » – propos tenus par le Directeur de l’ASN dans ce même reportage -) ? Saviez-vous que le ministre Borloo reproche aux journaliste d’être hors-la-loi pour n’avoir pas immédiatement dénoncé la présence d’uranium pur dans le Limousin lors d’un reportage ? Saviez-vous que la ville de Limoges est alimentée depuis plus de 20 ans par de l’eau potable contaminée à l’uranium radioactif, issu d’anciennes mines « curées » par AREVA ?

Ce reportage extrêmement bien ficelé dénonce avec perfection des lobbys pesant à tous les niveaux (politiques, déontologiques, juridiques, environnementaux, …) de l’industrie du nucléaire en France.

Jetez-vous sur ce reportage, et mobilisez-vous. Il est important d’agir. Est-ce cela que nous voulons laisser comme héritage à nos enfants ?

Voir le reportage : http://programmes.france3.fr/pieces-a-conviction/51415247-fr.php

Le scandale de la France contaminée

nucleaire-bidonsJe vous invite à regarder, demain soir mercredi 11 février à 20h30 sur France 3, le documentaire « Le scandale de la France contaminée » du magazine Pièces à convictions.

Ce documentaire révèle les utilisations qui sont faîtes de déchets nucléaires. Ils sont en effet utilisés en toute discrétion comme matériaux de construction, pour des routes et des parkings par exemple, ou pire encore, pour des écoles et des bâtiments communaux.
Il aborde aussi les dangers des déchets, et leur production : saviez-vous qu’entre 1945 et 2001, la France a produit plus de 300 millions (!) de tonnes (!!) de déchets nucléaires ? Non ? Alors regardez ce documentaire !

Pour information, le documentaire se base sur différentes études de la CRIIRAD, qui a soutenu scientifiquement son élaboration. Pourtant, AREVA a saisi récemment le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) afin d’empêcher la diffusion de ce documentaire. AREVA se défend en prétendant que les journalistes ne savent pas de quoi ils parlent. Attitude bizarre pour une entreprise nucléaire qui n’a même pas vu une seule minute du documentaire, non ?

Madame Anne Nucléaire Lauvergeon, auriez-vous quelque chose à vous reprocher ?!

Tricastin : Incident nucléaire le 9 septembre dernier !

Malgré mon retard dans les articles, je tenais à souligner ce nouvel incident nucléaire, à la centrale nucléaire du Tricastin. Une nouvelle fois, EDF classe l’incident comme à risque très faible (niveau 1 sur l’échelle des risques qui compte 10 échelons). Sauf qu’EDF n’a aucun droit de classer lui même les incidents qui se déclarent dans les centrales nucléaire ! L’ASN est la seule à décider de ce genre de choses !

Revenons donc sur l’incident en question. Il s’agit, cette fois, d’un soucis du cœur du deuxième réacteur de la centrale. Le cœur d’un réacteur nucléaire est composé de longs cylindres plongés dans une grande piscine. Chacun des cylindres renferme plusieurs centaines de crayons, constitués de tranches de combustible nucléaire empilées. Le tout est protégé sous des armatures métalliques. De temps en temps, il est nécessaire de réalimenter le cœur du réacteur en combustible. La procédure exige alors de soulever ces crayons pour les remplacer.

Le 9 septembre, une opération de cette envergure avait lieu au Tricastin. Malheureusement pour cette centrale qui cumule les erreurs radioactives, deux crayons sont restés coincés dans l’armature métallique, soulevée et donc hors de l’eau. La totalité de la centrale a donc été évacuée immédiatement, et placée en isolement.

Le nucléaire restera toujours une énergie DANGEREUSE !

Centrale Nucléaire de Fessenheim : l’ATPN demande son arrêt immédiat !

C’est le collectif de communes, d’associations et de citoyens français, suisse et allemands, l’ATPN (Association Trinationale de Protection Nucléaire), qui a demandé, le 25 juillet dernier, l’arrêt « immédiat » de la centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace, en raison de son ancienneté.

Fessenheim est en effet « la plus vieille centrale française encore en fonctionnement », si bien que les conditions de sécurité pourraient ne plus être réunies pour continuer à exploiter le réacteur. Près de 40 ans après le début de sa construction, il va de soi que des doutes puissent être émis quant à la solidité de l’édifice dont les cœurs des deux réacteurs sont bombardés quasi-constamment depuis 1978 (soit 30 ans !).

L’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) procède à des contrôles réguliers et donne son accord tous les 10 ans pour relancer l’exploitation de la centrale. EDF ajoutait d’ailleurs, lors d’un précédent communiqué, que la centrale « fonctionne en toute sécurité » et son état est actuellement « globalement satisfaisant ». Après 30 ans de bombardement neutronique intensif, on y croît…

L’ATPN a donc déposé un recours devant les Ministres en charge du Nucléaire, à savoir M. Borloo (Environnement) et Mme Lagarde (Economie et Finances), avec l’aide de Corinne Lepage, ancienne Ministre de l’Environnement, et actuelle présidente du parti écologiste Cap 21. L’association ajoute que les riverains de la centrale de Fessenheim « ne peuvent plus se contenter de la litanie des avis d’incidents répétitifs sur le site internet de l’Autorité de sûreté nucléaire ». Elle devrait également déposer une plainte devant la Commission Européenne prochainement.

Tricastin : Greenpeace porte plainte !

Rappelez-vous les faits. Centrale Nucléaire du Tricastin, Drôme. Dans la nuit du 7 au 8 juillet 2008, près de 70 kg d’une solution à haute teneur en uranium radioactif se répand dans la nature, lors d’une opération de nettoyage d’une cuve de rétention. Scandale, et grave pollution des sols et des eaux de surface. AREVA tente de passer l’affaire sous silence, mais échoue. L’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) ferme les yeux. De plus, le site du Tricastin comporte des déchêts nucléaires d’origine militaires simplement enfouis sous une butte de terre. Ces déchêts sont à l’origine d’une pollution des sols depuis au moins 1980. Puis un nouvel incident survient, au cours d’une opération de maintenance sur des canalisations, près de 100 agents EDF sont contaminés par de la poussière d’uranium radioactif.

Pour tous ces incidents, l’ASN a été prévenue (plusieurs jours après les incidents) et ferme les yeux.

Le 31 juillet dernier, l’association écologiste Greenpeace a donc décidé de passer à la vitesse supérieure. Elle dépose deux plaintes au parquet de Carpentras (Vaucluse) pour les incidents du site du Tricastin. La première plainte est dirigée contre la SOCATRI, exploitant de l’usine et filiale d’AREVA, à propos des 70 kg de solution uranifère répandus dans la nature, constituant une pollution des eaux. La deuxième plainte concerne la société AREVA, pour abandon et dépôts illicites de déchêts.

A travers ces deux plaintes, « Greenpeace souhaite non seulement que toute la lumière soit faite sur la fuite radioactive de ce mois, mais aussi sur les pollutions passées et leurs origines. Et surtout que les responsabilités soient clairement établies et des sanctions prises ».

Notons tout de même le dernier incident en date sur le site du Tricastin, très peu relayé par les médias : le 21 août 2008, au centre de recherche nucléaire militaire de Pierrelatte (situé sur le site de la centrale), à l’occasion de travaux de modernisation d’un réseau souterrain reliant un laboratoire d’analyses et la station de traitement des déchets, les ouvriers se sont aperçus qu’un clapet anti-retour défectueux avait laissé passer de manière occasionnelle des échantillons. AREVA estime qu’environ 250 grammes d’uranium par an ont pu pénétrer dans le sol environnant la canalisation défectueuse. Des études sont actuellement en cours pour déterminer l’ampleur de la pollution.

Notons aussi que des pollutions radioactives au Carbone 14 (radioactif) ont eu lieu au mois de juin et juillet 2008, et n’ont pas été relayées par les médias. La SOCATRI avait alors été priée par l’ASN de stopper ces rejets, chose que n’a pas faîte la filiale d’AREVA, avant que l’ASN ne suspende pour l’année l’activité de l’atelier de traitement, structure d’où provenaient ces pollutions.

STOP au lobby nucléaire Français !

3e incident nucléaire : il y en a marre !

Nucléaire = DANGERLa centrale du Tricastin a une nouvelle fois été touchée par un incident nucléaire, dont les conséquences immédiates sont plus graves que pour les deux autres incidents. En effet, lors d’une intervention de maintenance, des employés d’EDF ont ouvert un tuyau, qui se situait à l’intérieur de la centrale. Malheureusement, ce tuyau contenait de la poussière radioactive, qui s’est échappée dans l’air.

Dès la dispersion de la poussière, les alarmes se sont mises en route, et les employés ont quitté le bâtiment. Ce sont au total 100 personnes qui ont été en contact avec la poussière radioactive. Des analyses médicales ont tout de suite été effectuées sur le personnel : 37 personnes présentent des taux de radioactivité inférieurs au seuil d’analyse, et 61 présentent « de faibles traces de radioéléments, inférieures au quarantième de la limite réglementaire ». De plus, le directeur de la centrale, Alain Peckre, tente de mieux faire passer la pilule, en qualifiant cet incident de « fait sans gravité ».

Le problème, c’est que rien ne peut prouver si ces hommes sont malades. Les maladies liées à une exposition à des particules radioactives sont vraiment nombreuses, et peuvent surgir aussi bien 1 semaine après l’exposition ou bien dans 30 ans. Le réseau Sortir du Nucléaire rapelle que « Contrairement au discours officiel qui prétend que ces contaminations ne sont pas dangereuses, [...] dès 1990, la très officielle Commission Internationale de Radioprotection (CIPR) a admis que toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique ». En clair, le personnel contaminé même à très faible dose pourra présenter un cancer dans un laps de temps très large, plusieurs décennies. Le nucléaire a peut être déjà condamné la vie de ces employés d’EDF…

Cet incident remet en cause en profondeur les risques de l’industrie nucléaire, à tous les instants, aussi bien lors d’une attaque terroriste, ou de l’emballement du coeur d’un réacteur, mais aussi lors d’une simple opération de maintenance…

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- Ecolomag n°14 Décembre 2009, page 22, brève "Quel sapin ?"
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